Colloques et journées d'études

Journée d’études organisée vendredi 14 décembre 2018 à Sciences Po Paris, 28, rue des Saints-Pères – Salle H 101
Inscription gratuite mais obligatoire : pour cela, écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 15 novembre 2018 en précisant si vous serez là le matin, l’après-midi ou les deux.

Journée organisée par le RT 13 (« Sociologie du droit et de la justice ») et le RT 25 (« Travail, organisations, emploi ») de l’Association française de sociologie, avec le soutien de l’Association française de sociologie, du Centre de sociologie des innovations (Mines ParisTech) et du Centre Pierre Naville (Université d’Evry, Paris-Saclay)

 

Comité d’organisation : Lara Alouan (CPN, UEVE Paris Saclay, RT 25), Vincent-Arnaud Chappe (CNRS/CSI, RT 13), Dominique Glaymann (CPN, UEVE Paris Saclay, RT 25), Claire Lemercier (CNRS/CSO, RT 13), Antoine Rouillard-Pérain(OSC/Sciences Po, RT 25).

Présentation
Le travail connaît de profondes mutations : modification des périmètres des entreprises, externalisation, flexibilisation et sous-traitance, ubérisation, essor du travail caché, impacts du numérique, recomposition du rôle de l’Etat et du service public, etc. Les réglementations et leurs usages ont été modifiés, qu’il s’agisse des contrats de travail, des modalités de licenciement, de l’émergence de la rupture conventionnelle, de la modulation du temps de travail, de la remise en cause des instances représentatives du personnel ou de la formation professionnelle. Ces transformations amènent à s’interroger sur la place et le rôle du droit du travail, en termes de régulation de l’emploi et de protection des salariés et des travailleurs aux marges du salariat. Les évolutions du rapport salarial et du monde du travail pendant les dernières décennies ont notamment abouti à une transformation radicale du système des relations professionnelles, dans le sens d’une décentralisation du dialogue social, d’une professionnalisation des représentants syndicaux et d’une individualisation des relations de travail et d’emploi. Parallèlement, la flexibilisation de l’emploi a contribué à fragiliser les protections statutaires anciennes, alors que de nouvelles protections se sont développées en matière de discriminations et d’’égalité professionnelle.
Le droit du travail a ainsi évolué sous l’effet des transformations des rapports de force sociaux, politiques et idéologiques. Il les alimente en retour en modifiant les règles, en ouvrant à des relations de travail et d’emploi différentes et en influençant les références juridiques et symboliques. Les évolutions du droit résultent d’une co-production par diverses catégories d’acteurs sociaux, économiques, politiques et administratifs relevant de différents champs. Il s’agit notamment des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et de divers professionnels ou intermédiaires du droit – mais aussi et d’abord des cadres et des salariés qui, par leurs rapports et usages quotidiens du droit, contribuent à le faire vivre. Il est important d’analyser leurs choix, leurs actes et leurs interactions.
Dernièrement, les réformes se sont accélérées modifiant tant les modalités de recrutement et de fin de contrat que la hiérarchie des normes, l’indemnisation du chômage et le droit à la formation. Ces évolutions croisées du droit et du travail ont retenu l’attention des sociologues français.e.s, comme l’atteste la publication récente de plusieurs travaux sur le droit du travail. Cet intérêt des sociologues français.e.s pour le droit du travail est relativement nouveau alors que, par exemple, la sociologie du droit états-unienne a depuis longtemps réservé une part importante de ses analyses au travail, via notamment la question de l’application du droit de la non-discrimination, ainsi que par les travaux du courant law & organization, dans la filiation de P. Selznick.
Cette journée d’études, organisée par les réseaux thématiques 13 et 25 de l’Association Française de Sociologie, propose d’échanger sur la dynamique de co-constitution du droit et du travail. Des sociologues y présenteront des synthèses des recherches récentes et ouvriront le dialogue avec les spécialistes du droit et du travail, sociologues ou non, universitaires, praticien.ne.s ou acteurs sociaux.

 

Programme

9h-9h30 – Accueil-café

9h30-10h30 – Ouverture
Discours de bienvenue
Introduction de la journée : Vincent-Arnaud Chappe (RT 13 – CSI)

Jérôme Pélisse (CSO – IEP de Paris) : Travail du droit, justice au travail. Éléments sociologiques

10h45-12h45 – Session animée par Claire Lemercier (RT 13 – CSO)
Approches sociologiques des évolutions du droit du travail et du travail
Claude Didry (CNRS – Centre Maurice Halbwachs) sur l’évolution du salariat et des contrats [titre exact à venir]
Laurent Willemez (Printemps – CNRS-UVSQ) : Le droit du travail depuis les années 1980 : « mise en crise » et tournant entrepreneurial

14h-15h45 – Session animée par Lara Alouan (RT 25 – CPN)
Approches sociologiques des relations entre le droit et les conflits du travail
Camille Trémeau (CENS – Université de Nantes) : Les usages de la justice prud’homale
Mélanie Guyonvarc’h : les salariés aux prises avec les licenciements collectifs et les PSE [titre exact à venir]

16h-17h45 – Table ronde animée par Dominique Glaymann (RT 25 – CPN)
Usages et attentes des acteurs sociaux vis-à-vis des travaux sociologiques
Emmanuelle Boussard Verechia, avocate spécialiste du droit du travail
Martial Antzenberger, inspecteur du travail
Raymond Pronier, du Département des études et de la recherche de l’APEC

17h45-18h15 – Conclusions
Synthèse de la journée par Jean-Pierre Durand (RT 25 – CPN)
Conclusion de la journée (Antoine Rouillard-Pérain, RT 25 – OSC)

Le Centre Pierre Naville organise à l’Université d’Évry Paris-Saclay le 36ème congrès mondial de l’International Visual Sociology Association (IVSA) du 25 au 28 juin 2018. A l’ère du « tout image » les sociologues intensifient eux aussi le recours à la photographie, au cinéma et à la vidéo. Nombre d’entre eux utilisent les images fabriquées par d’autres (reporters, cinéastes, photographes professionnels ou amateurs...) pour confirmer leurs thèses dans leurs écrits. D’autres sociologues prennent des photos ou réalisent des films pour exprimer leurs idées et pour produire de nouvelles connaissances via leurs images et sons. Ce qui veut dire qu’ils ont appris les codes et les langages de l’image et du son en les pratiquant depuis la prise de vue jusqu’au montage en passant par la narration.

Le thème du congrès est Visualizing the Political Process. À travers celui-ci, les sociologues —mais aussi des ethnologues, des historiens, des géographes— débattront des méthodes visuelles avec lesquelles ils s’emparent des images et des sons pour aborder des objets aussi peu tangibles que les pouvoirs, la démocratie, la vie publique, etc. Au-delà de l’État ou des collectivités territoriales, ils traiteront de la famille, de l’entreprise, des mouvements sociaux, des syndicats, de l’école... Un des objets privilégiés sera la transparence dans les processus démocratiques, mais le congrès s’intéressera aussi aux luttes contre les pouvoirs autoritaires. Ce qui signifie que les communications porteront tout autant sur la politique et les pouvoirs dans les démocraties matures occidentales (en crise ?) que sur la contestation dans les démocraties incertaines des pays du Sud.

IVSA 36th annual conference poster

Les communications, les films et les photos présentés dans les sessions explorent les thèmes suivants :

  • Comment visualiser les processus politiques dans les démocraties et dans les systèmes autoritaires ?
  • Qu’est-ce que la « transparence », visuellement parlant ?
  • Comment peut-on observer les pouvoirs dans la vie quotidienne (dans la famille, dans l’entreprise, à l’école, dans toute institution, etc.) ?
  • Comment les gouvernements autoritaires créent-ils des « rhétoriques visuelles » pour perpétuer leur politique anti-démocratique et leurs pratiques répressives ?
  • Comment les photographies et les films sont ils utilisés dans les luttes pour l’émancipation et les libertés.

Plus de 170 personnes venues de 47 pays assisteront à ce congrès : si l’Amérique du Nord et l’Europe sont les plus présentes, nombre de participants viennent d’Asie, d’Amérique latine et d’Océanie.

Toutes les informations relatives à ce 36ème congrès mondial de l’IVSA sont disponibles sur le site : https://visualsociology.org

 

Soutien financier et logistique : UEVE/UPSaclay ; MSH Paris-Saclay ; Centre Pierre Naville


Comité d’organisation : Joyce Sebag, Christine Louveau, Jean-Pierre Durand (CPN, UEVE/UPSay)

Programme / Inscriptions


Lieu : UEVE/UPSaclay, UFR de Sciences Sociales et de Gestion, 2 rue du Facteur Cheval, 91000 Evry
(RER D Evry-Courcouronnes)


Contacts : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Les sciences modèlent plus que jamais nos sociétés. Impulsées par le progrès technique et de nouveaux modèles industriels (cluster, start-up, etc.), elles sont porteuses d'autant de promesses et d'espoirs que de craintes et de doutes. On ne compte plus les avancées et les innovations dans les domaines de la santé, de l'agroalimentaire, de la communication ou des énergies. Dans le même temps, un tel développement des sciences pose question. Des suspicions et des remises en cause apparaissent devant la multiplication des scandales sanitaires et des risques industriels, face aux problèmes posés par les immenses bases de données, ou face aux vertigineuses « augmentations » élaborées par le transhumanisme. Que font les sciences à la société ? Comment les concevoir d’une façon réellement émancipatrice ? Et de quelle manière peut-on les mettre en débat au coeur de la société ?


Soutien financier et logistique : UEVE/UPSaclay ; MSH Paris-Saclay ; Centre Pierre Naville


Comité d’organisation : Fabrice Colomb, Gaëtan Flocco, Lucie Goussard et Mélanie Guyonvarch (CPN, UEVE/UPSay)


Lieu : ENS Paris-Saclay (Salle Renaudeau), 61 avenue du président Wilson, 94230 Cachan
(RER B Bagneux)


Contacts : Edith Merckel (secrétaire du Centre Pierre Naville) : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Inscription : https://msh-paris-saclay.fr/event/workshop-sciences-emancipation/

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Journées de Recherche

AUTOGESTION ET TRAVAIL. UN ÉTAT DE LA QUESTION

5 et 6 Octobre 2017

Conservatoire National des Arts et Métiers

Amphithéâtre Gaston-Planté

accès 35 - 1er étage

2 Rue Conté, 75003 Paris

ENTRÉE LIBRE


Si l’on retrace l’histoire de l’autogestion, il est intéressant de constater que, quelles que soient les périodes, elle cristallise certaines de leurs utopies (Georgi, 2003). De l’appropriation collective des outils de production à celles de la force des possibles par en bas (Trentin, Les hackers, Nuit debout, etc.), l’autogestion semble refléter une dynamique des différents idéaux, rêvés et vécus.