Parution : L’université managérialisée. Chronique d’une restructuration néolibérale

Quand le nouveau management public se diffuse à l’université, que deviennent le savoir, la recherche, les métiers, le service public ?

Cet ouvrage propose une lecture critique des effets de cette managérialisation sur l’enseignement supérieur et la recherche. En retraçant trois décennies de réformes, il montre comment les universités françaises ont été profondément transformées par l’évaluation permanente, la performance chiffrée et la mise en concurrence généralisée. Les contributions ici réunies en analysent les multiples conséquences : précarisation des statuts, alourdissement des tâches administratives, affaiblissement des collectifs de travail, perte de sens des missions. Elles montrent comment les logiques gestionnaires reconfigurent les pratiques professionnelles, les rapports institutionnels et les finalités mêmes de l’université. En exposant les tensions qui traversent aujourd’hui l’enseignement supérieur, ce livre ouvre ainsi un espace de réflexion indispensable : comment redonner souffle à un service public de la connaissance, autonome, démocratique et émancipateur ?

Sous la direction de : Isabelle Chambost (CNAM – LIRSA), Olivier Cléach (IUT d’Évreux, Centre Pierre Naville, IDEA – Université Laval), Dominique Glaymann (Université Évry Paris-Saclay, Centre Pierre Naville), Marie-Virginie Léon (Institut du travail de Strasbourg – SAGE), Guillaume Tiffon (Université Évry Paris-Saclay, Centre Pierre Naville)

Avec les contributions de Nicolas Belorgey, Corine Eyraud, Julien Gossa, Hugo Harari-Kermadec, Lionel Jacquot, Albert Ogien & Romain Pierronnet.

Éditions du Bord de l’eau (coll. « Contre-champ »).