Travail, emploi, formation

Travail, organisation et entreprise

Responsables : Stephen Bouquin, Lucie Goussard

Lara Alouan, Daniel Bachet, Stephen Bouquin, Victoria Clément, Fabrice Colomb,Jennifer Deram, Jean-Pierre Durand, Gaëtan Flocco, Lucie Goussard, Mathieu Hocquelet, Aristide Kouassi Koffi, André Moulin, Gilles Ringenbach, Safia Saidani, Nial Tekin, Guillaume Tiffon, Estelle Vallier.

Les chercheur.e.s du CPN inscrits dans cet axe travaillent en particulier sur :

  • les évolutions de l’emploi (nouveau rapport salarial, flexibilité, marges du salaria dans le contexte de transformation des représentations du travail dans un monde qui tend à le déprécier ;
  • la « banalisation » des licenciements en lien avec financiarisation de l’économie, aux restructurations des entreprises et aux délocalisations ;
  • le statut et le fonctionnement de l’entreprise dans le cadre du capitalisme contemporain et les effets que cela produit sur le travail et l’emploi à partir d’un examen détaillé de l’articulation entreprise/finance/travail. L’un des débouchés de ces analyses est d’avancer des propositions pour mieux penser le travail, le système productif et l’économie réelle ;
  • les liens entre la généralisation de l’usage des TIC, les évolutions des pratiques de management et les transformations du travail dans l’industrie et dans les services ;
  • le travail dans les services (relations de service, mais aussi travail enback office, relation salariale, mise au travail des clients) dans divers secteurs (hôpital, grande distribution, logistique, ingénierie, professions libérales) ;
  • la santé au travail en privilégiant trois perspectives complémentaires : les effets pathogènes des nouvelles formes d'organisation du travail, une approche sous l'angle du genre et l’action syndicale en matière de prévention des risques professionnels ;
  • le travail des scientifiques, notamment en biologie de synthèse, est étudié en reliant le questionnement sur le contenu et l’organisation de leurs activités avec la dimension sociale de leurs travaux : De quelle manière travaillent-ils, que font-ils au quotidien ? Que contribuent-ils à créer et comment cela transforme-t-il la société (en matière de santé, d’énergie, d’agroalimentaire, etc.) ? à quelles demandes sociales répondent leur recherche et quels sont les effets sociaux de leurs résultats ? Quelles controverses cela provoque-t-il dans la société et comment y réagissent-ils ?
  • des travaux comparatifs sur la sociologie du travail dans une dizaine de pays européens sur la période 1945-2017 sont menés afin de montrer les rapports entre les grandes transformations économiques, les mouvements sociaux ou les mouvements d'idées et les revirements paradigmatiques ou les glissements d'objets qui ont traversé la sociologie du travail (au sens large, c'est-à-dire incluant les organisations, la formation professionnelle, l'emploi, le genre, l'ethnicité, les technologies, etc.).

Emploi et relation formation-emploi

Responsables :  Dominique GlaymannMélanie Guyonvarch

 Gaëtan Flocco, Dominique Glaymann, Mélanie Guyonvarch, Guy-Pascal Onga’ntsang, Emmanuel Quenson, Pierre-Cedric Tia.

 

Dans une période marquée par une transformation du marché du travail et du système d’emploi ainsi que par une redéfinition accélérée des activités professionnelles, les relations entre formation et emploi représentent un enjeu majeur pour les politiques publiques comme pour les salariés et les employeurs. La formation, qu’elle soit initiale ou continue, est de plus en plus souvent présentée comme un des principaux instruments de lutte contre le chômage des jeunes, de reconversion professionnelle des salariés et d’adaptation à l’emploi des actifs.

 

La démarche adoptée dans nos travaux défend une double originalité :

  • la volonté d’analyser les interactions entre les domaines et les acteurs de la formation et de l’emploi,
  • l’adoption d’une approche socio-historique qui entend étudier les processus de longue durée pour resituer et mieux comprendre les changements en cours en termes de décisions, de dispositifs et d’effets.

 

Les principales thématiques de recherche sont :

  • analyse des représentations de l’emploi en mutation ;
  • enquêtes sur les risques et perspectives liés à la flexibilité de l’emploi ;
  • recherches sur le vécu de la précarisation et la recherche d’émancipation ;
  • questionnement sur les effets politiques et symboliques de la mise en avant de la professionnalisation et de l’employabilité ;
  • approche des dispositifs de professionnalisation de la formation (stages, alternance, …) ;
  • études des modalités d’insertion professionnelle ;
  • questions sur l’habitus de la performance, la socialisation à la concurrence, les valeurs et normes de crise/ en crise.